Le feuilleton Woerth ne doit pas faire oublier la réforme des retraites !

Publié le par Marie José CAYZAC

L’été qui incite au repos, à l’apaisement, a cette année été brulant d’actualités. La France aurait pu se passer de cette « publicité » qui amuse les observateurs étrangers, et provoque leur raillerie !

La tourmente a commencé, avec ce qu’il est désormais convenu d’appeler, l’affaire Woerth / Bettancourt. Au-delà de l’immoralité et des petits arrangements d’un ministre de la république pour lesquels la justice devra déterminer les responsabilités, ce que les français ont découvert, médusés, c’est ce que l’état donne aux riches.

Monsieur Patrick de Maistre, trésorier de l’UMP, reçoit la légion d’honneur ; Madame Woerth est embauchée par ce même homme, tout cela ne parait pas très sain, mais l’essentiel c’est que Madame Bettancourt, patronne de l’Oréal, empoche un chèque de 30 000 000€ de la part du fisc, soit 2 000 fois le salaire annuel d’un débutant dans la fonction publique !

Il s’agit bien là d’un fait concret, objectif, de la politique de droite ! La réalité insultante du bouclier fiscal que soutiennent les élus de droite MOTHRON, METEZEAU, PERICAT.

Un constat brut, insupportable à tous ceux qui n’ont pas pu partir en vacances, qui se serrent la ceinture pour faire la rentrée scolaire de leurs enfants, qui terminent le mois en mangeant des pates.

Mais pendant que le feuilleton Woerth / Bettancourt se poursuivait, la réforme des retraites conduite implacablement par Sarkozy avançait rondement. Argumentant sur la seule base du vieillissement de la population, et de l’allongement de la durée de vie, il trouve comme seul critère de réforme l’allongement de durée de cotisation et le départ en retraite à 62, 63 ans et plus.

Notre système basé sur la solidarité, les actifs payant pour les retraités, est un système formidable de solidarité entre les générations. Il peut survivre malgré l’allongement de la vie qui est une chance. Encore faut il :

·         Que les potentiellement actifs aient un emploi et puissent ainsi cotiser.

·         Que les 50-55 ans ne soient plus chassés de leur emploi et poursuivent ainsi leurs cotisations jusqu’à 60 ans.

·         Que les revenus financiers participent à cette aventure de l’allongement de la vie, en étant taxés, car vivre plus est une richesse pour notre société.

Je serai au coté de ceux, qui, le 7 septembre n’ont pas l’intention de laisser brader notre retraite à 60 ans. J’y serais d’autant plus que les femmes sont aujourd’hui les plus lésées, et que la maternité qui ampute partiellement leur activité, ne trouve pas dans la réforme la moindre reconnaissance. Une société qui avance, c’est une société qui respecte les générations qui ont travaillé, et qui leur donne le droit de s’arrêter et de vivre décemment à 60 ans.

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